mercredi 30 avril 2014

Gouvernanc​e d'Internet​: décryptage des récentes évolutions par l'Institut G9+

Gouvernance d’Internet : continuons à faire entendre la voix de la France et de l’Europe

La gouvernance d’Internet a gagné en visibilité et en audience grâce à la conférence NetMundial organisée par le Brésil le 24 Avril 2014. Continuons à nous impliquer pour que la France et l’Europe trouvent leur place dans ce débat. 

Paris, le 30 Avril 2014 - La gouvernance d’Internet regroupe des concepts et des acteurs tellement variés que ce sujet est longtemps resté technique et obscur. De fait il englobe des enjeux à fois économiques, politiques, sociaux et techniques et des acteurs très divers : secteur privé, société civile, associations, États, organismes divers ayant des statuts hybrides. Chacun ayant  des intérêts qui lui sont propres, le sujet a donné lieu à beaucoup de cacophonie et n’a pas encore atteint le grand public qui ne perçoit pas l’impact de la gouvernance d’Internet dans sa vie de tous les jours. C’est pourquoi l’Institut G9+, think tank du numérique, s’est de nouveau penché sur ce sujet en organisant le 10 avril 2014 une conférence sur ce sujet. (NB : le G9+ avait organisé dès février 2004 la première conférence internationale qui avait suivi le 1er Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) de Genève.  Le G9+ avait également promu et participé à l’organisation d’EGENI 2004, les  Etats Généraux du Nommage Internet.

 1. Faire-savoir. Pour que le sujet et ses enjeux soient bien compris il faut le vulgariser et ne pas le laisser aux mains des techniciens et des juristes. Le besoin d'évangélisation du sujet est grand : trop peu de citoyens ont conscience que la gouvernance d’Internet les concerne et que cette question reste à la portée de tous. Simplification, approche pédagogique et surtout compréhension des enjeux sont les priorités. Par ailleurs, de nombreuses remarques reviennent régulièrement sur le peu d’intérêt de la classe politique pour la Gouvernance d’Internet, certainement le reflet de la faible préoccupation des citoyens eux-mêmes. La non présence de politiques au Forum de la Gouvernance Internet, organisé le 10 Mars 2014  Paris, en est un exemple. Si l’appareil politique français, mais aussi européen, doit se saisir de ce sujet, il se doit de contribuer au faire-savoir et à la sensibilisation de la population aux enjeux qui les touchent : la protection des données et la neutralité du Net notamment. La présence de la secrétaire d’Etat au Numérique, Axelle Lemaire, à la conférence NetMundial d’Avril 2014 va dans le bon sens et doit initier le début d’une implication des politiques français dans les débats.

L’exemple de l’ICANN et des noms de domaine : comment une question technique a un impact business majeur

Sans entrer dans les détails rappelons seulement que l’ICANN est une société américaine qui gère les noms de domaine « .com » et « .net ». Elle délègue à l’AFNIC (Association loi 1901) la gestion des « .fr ». Jusqu’à présent l’ICANN était une société américaine contrôlée par le Département du Commerce américain et ce contrôle l’empêchait de jouer son rôle de régulateur. C’est pourquoi la multi-gouvernance de l’ICANN  a souvent été demandée.

Le rapport entre noms de domaine, gestion des adresses IP, business et compétitivité n’est pas évident au premier coup d’œil. Quand une entreprise ou un particulier veut créer un site web et enregistrer un nom de domaine il ne voit pas en quoi le fait qu’il soit géré par l’ICANN, l’AFNIC ou Tartempion est important. Ce qui compte c’est que le nom de domaine soit libre et que la personne, publique ou privée, puisse diffuser du contenu important pour elle via son site web. Les enjeux deviennent beaucoup plus palpables dès que l’on parle des noms de domaine de second niveau dont l’impact sur une profession peut être retentissant comme par exemples  les « .vin », « .archi » ou même  ou « .XXX » (pornographie). « Jusqu'à présent, les règles étaient édictées, dans des salles obscures et fermées, par des informaticiens qui n'avaient pas forcément réalisé que les décisions de l'ICANN prises lors d'une réunion technique en Californie pouvaient avoir un immense impact, par exemple, sur les producteurs de vins en Australie », comme la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire l’a rappelé le 25/04/2014. 

Changement majeur, les Etats-Unis ont annoncé en Mars 2014 qu’ils allaient abandonner le contrôle de cette société. L’ICANN va changer de statut en 2015 pour devenir une société gérée par plusieurs pays et dont le siège ne sera plus en Californie mais très probablement en Suisse. C’est un premier pas important et il faut continuer dans cette lancée.

2. Pour être considéré, il faut peser. Autant il est facile de prendre part au débat, autant il est difficile de faire évoluer le modèle actuel qui défend différents intérêts. Alors comment faire poids ? Parmi les pistes les plus significatives il y a : les puissances économiques, l’essor d’un nouveau marché tel que l’Internet des Objets, la francophonie, et la loi comme principe inaliénable auquel personne, qu'il s'agisse d'une entité morale ou physique, ne peut se soustraire.

Premier élément notoire, les véritables avancées sur le sujet n’ont jamais lieu lors des rencontres internationales — comme les Governance Internet Forum (GIF ou FGI en français), les EGENI, les SMSI et autresmais plutôt lorsque les puissances économiques ont protesté. Malheureusement, ces puissances économiques sont aujourd’hui sans exception américaines: les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), auxquels on peut encore ajouter Microsoft et Yahoo! C’est pourquoi si la France veut aussi jouer un rôle politique, elle doit s’appuyer sur sa propre économie numérique. Criteo représente un bon exemple qu’il faut dupliquer. L’Internet des Objets incarne l’espoir que les entreprises françaises, championnes dans leurs domaines, seront les leaders mondiauxd’ici 2020. En ayant un poids majeur dans l’économie numérique mondiale, la France réussira à peser dans la géopolitique d’Internet. L’Europe est une voie évidente pour peser dans les négociations internationales et la francophonie (77 Etats et gouvernements) est une piste à explorer aussi.  Sur Internet, la langue est un ciment – ciment qui manque actuellement à l’Europe. Pour autant la France et l’Europe peuvent contribuer à réduire la fracture numérique au niveau mondial (francophone, hispanophone et anglophone).

 3. Repenser la gouvernance d'internet dans son ensemble. Afin de jouer un rôle à la fois fort et pérenne pour la France et pour l’Europe, il faut définir un modèle alternatif  défendu par les différents acteurs (Etats, secteur privé, associations, organismes de normalisation, mouvement citoyen, etc._), car les discussions se multiplient mais n’aboutissent pas toujours à des propositions et des actions concrètes.

L’exemple du Brésil et de l’adoption d’une Constitution de l’Internet le 23 Avril 2014 est une piste intéressante. Cette loi fixe les droits et les devoirs des usagers des entreprises et des gouvernants, et est destinée à servir de référence La loi assure « la protection de la confidentialité de l'usager contre toute violation ou utilisation indue des données des internautes brésiliens ». Elle garantit également la liberté d'expression et la « neutralité ».

Cette loi brésilienne ne résout pourtant pas le problème de la gouvernance mais impose une régulation locale. En effet, le vrai régulateur d’Internet demeure le juge, car il est le seul à pouvoir punir localement, pouvant ordonner des publicités pouvant entacher l’e-réputation d’une entreprise,  une véritable menace prise très au sérieux par les puissances économiques américaines car l’image d’une marque vaut bien plus qu’une amende même très lourde.Si nous voulons un « Internet pour tous » et rester cohérent, il faudra définir un  modèle de gouvernance qui permette à des nations comme la Chine et la Russie de « gouverner » Internet dans leurs « frontières numériques » sans pour autant tomber dans une « balkanisation » d’Internet, régulièrement évoquée. Ainsi il faut bien noter la différence entre les notions de gouvernance d’Internet et gouvernance sur Internet : une gouvernance d’Internet unique au niveau mondial avec une gouvernance sur Internet plurielle selon les Etats.

4. Continuer à prendre part aux instances de gouvernance d’Internet… L’ICANN représente certainement la partie émergée de l’iceberg qui monopolise constamment le débat et occulte les autres aspects de la problématique (W3C, ISOC, IETF, etc.). Donc il faut prendre part à la « gestion » de l’ICANN mais surtout ne pas oublier le W3C, l’ISOC, l’ONU, l’UNESCO et les autres_. Pour rappel, le problème de sécurité évoqué lors de l’affaire Snowden — tout comme la dernière faille Heartbleed — n’a strictement rien à voir avec l’ICANN qui n’adresse pas ces aspects techniques. Il conviendrait de s’interroger plutôt sur les instances de normalisation technique, leur gouvernance et l’efficacité de cette gouvernance. 

La conférence NetMundial a été un jalon important. Le prochain rendez-vous est l’Internet Governance Forum (IGF) de Septembre prochain, en Turquie, qui veillera à la mise en œuvre des principes adoptés à São Paulo. La gouvernance d’Internet est un sujet certes complexe mais néanmoins fondamental, qui ne peut être convenablement adressé qu’avec le support de forces économiques mondiales. Le politique et le secteur privé doivent être alignés dans une stratégie commune. Ce que font les Etats-Unis depuis toujours. Charge à la France, à l’Europe ou pourquoi pas à la francophonie de prendre en compte les différents facteurs et faire évoluer la gouvernance d’Internet dans l’intérêt de tous.

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Cette contribution est portée par l’Institut G9+ avec la participation des associations d’anciens des grandes écoles : Centrale informatique, électronique et télécommunications, ESCP Europe Digital & Business, Supélec Numérique, Arts et Métiers informatique et télécoms, Télécom ParisTech, Mines Informatique, Club Dauphine SI, Essec business & technologies, Club Télécom INSEAD, Club SI GEM GN. 

Les contributeurs : Fabien  Astic, Guy de Swiniarski, Luc Domissy, Yvan Erard, Rodolphe Falzerana, Valentine  Ferréol, Frédéric Lau, Pascal  Maudet, Alain Moscowitz, Thanh Nguyen, Claire Paponneau, Rémi Prunier, Christophe Rufin.

Avec le concours des intervenants à la conférence G9+ du 10/04/2014 : Andrea Beccalli, Bernard Benhamou, Pierre Bonis, Nathalie Chiche, David Fayon, Lee Hibbard, Olivier Itéanu, Stéphane Van Gelder.

Créé en 1995 par la réunion de neuf groupes "technologies de l'information" d'anciens de grandes écoles françaises le G9+ s’est progressivement élargi et représente aujourd’hui 20 communautés d'anciens de toutes formations de HEC à Polytechnique en passant par Sciences-Po et l’école des Arts et Métiers. Il représente 50 000 professionnels du numérique et constitue une plate-forme sans équivalent d'études et d'échanges sur le numérique. L’Institut G9+ apporte un éclairage investigateur, constructif et audacieux sur les secteurs du numérique, en transformation permanente. Acteur indépendant, il catalyse et agite les tendances d’aujourd’hui et de demain – technologiques, sociétales, marchés, management, usages – en organisant une trentaine de conférences par an, ouvertes à tous. Il a pour ambition d'être un think tank de référence dans ce secteur. Pour en savoir plus: www.g9plus.org

Contact Presse : Natacha Heurtault, (natacha.heurtault@communication-rp.fr )
 

jeudi 27 mars 2014

Livre blanc : « 2020 : Où vont les industries françaises du numérique ?»

Le G9+ analyse les risques qui pèsent sur les industries du numérique et émet 11 recommandations pour les aider à rester performantes.

Paris, le 25 Mars 2014 – L’Institut G9+, think tank du numérique, vient de publier un livre blanc prospectif sur les industries françaises du numérique. Basé sur 4 grandes conférences récemment organisées par le G9+, ce livre blanc analyse l’impact de la révolution du Cloud, de l’Open Source et de la Data (big ou open) sur le business model des industries du numérique. Continuera-t-il à y avoir un territoire français du numérique ? La synergie géographique et culturelle aura-t-elle encore un sens en 2020 ? Où en seront alors les Capgemini, Atos, Steria, Orange ou Alcatel-Lucent, Dassault Systèmes ? Free restera-t-il un phénomène franco-français ? Les ESN de taille moyenne, point fort de l’industrie française de ces dernières décennies, subsisteront-elles ? Les nouvelles pépites françaises du logiciel sont-elles condamnées à être rachetées par les géants américains ou bien seront-elles nos locomotives des années 2020 ?

Pour répondre à ces questions le G9+ dresse un panorama des nouveaux modèles et des nouveaux acteurs des grandes tendances de l’informatique avant de faire une analyse des trois secteurs principaux que sont les éditeurs de logiciels, les ESN/SSII et les opérateurs télécoms. Pour chaque secteur le G9+ analyse l’évolution de l’offre et de la demande et leur impact sur le business model.

Protection des données et mutualisation des réseaux 
Les industries du numérique représentent environ 5% du PIB, soit un peu plus de 100 milliards d’euros, et emploient 800 000 salariés. Le G9+ rappelle l’importance critique de développer en France un écosystème qui favorise la création et de développement des start-up, et leur permette ensuite de crever le plafond de verre qui réduit leurs chances d’atteindre l’échelle mondiale. Les auteurs insistent sur l'importance de trois secteurs en particulier : la data, l’internet des objets, les solutions SaaS (Software as a service). Parmi les onze recommandations figurent notamment un effort en matière de protection des données, la neutralité du Net et la mutualisation des réseaux haut débit fixe et mobile.

Le livre blanc et ses 11 recommandations est disponible en libre accès sur le site du G9+

http://cr.g9plus.org/2014-03-22-numerique2020.pdf


A propos du G9+ 
Fédérant aujourd'hui 20 communautés d'anciens de toutes formations (écoles d'ingénieurs, management, sciences politiques, université), l'Institut G9+ représente 50 000 professionnels du numérique. Grands acteurs privés & publics et pôles d'expertise concernés font naturellement partie de son environnement. L’Institut G9+ apporte un éclairage investigateur, constructif et audacieux sur les secteurs du numérique, en transformation permanente. Acteur indépendant, il catalyse et agite les tendances d’aujourd’hui et de demain – technologiques, sociétales, marchés, management, usages – en organisant une trentaine de conférences par an, ouvertes à tous. Il a pour ambition d'être un think tank de référence dans ce secteur. Pour en savoir plus: www.g9plus.org 

Contact Presse
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Tel : +33 06 12 23 58 60
Natacha.heurtault@communication-rp.fr

mardi 10 décembre 2013

Les nouveaux eldorados de l’économie connectée



Livre blanc : « Les nouveaux eldorados de l’économie connectée »

Synthèse des connaissances et enjeux de l’Internet des objets d’un point de vue économique, industriel et politique en France et dans le monde


Paris, le 10 Décembre 2013 – L’Institut G9+, think tank du numérique, annonce aujourd’hui la sortie de son livre blanc sur l’Internet des objets réalisé en partenariat avec les think tanks : Renaissance Numérique et Objets connectés et intelligents France. Le livre blanc est composé de retours d’expériences concrets pour dégager une vision prospective de l’internet des objets dont l’impact sur notre quotidien est aussi révolutionnaire que le furent l’Internet et le mobile en leurs temps. Quatre idées majeures sous-tendent la réflexion des auteurs :

1. Debout ! La nécessaire prise de conscience par les décideurs politiques et les acteurs économiques de la formidable opportunité que représente l’Internet des objets pour la France qui a toutes les cartes en main pour devenir LE leader européen de l’objet communicant.

2. Le paradigme d’une nouvelle économie est déjà là :
L’économie de services s’est généralisée à tous les secteurs économiques traditionnels. Aujourd’hui donc, tout marché devra intégrer à sa fonction première, celle du service rendu à son utilisateur. Celui-ci même fait évoluer le consommateur à la recherche d’objets de plus en plus adaptés à leur individu même.

3. Un défi industriel à relever : ce nouveau modèle représente un défi majeur pour les acteurs traditionnels du secteur, qui doivent redoubler d’agilité pour intégrer cette nouvelle conception du produit.

4. La réussite par la régulation… aussi : un nouveau marché qui pose de nouvelles problématiques au régulateur : encadrement de la traite des données personnelles, sécurité des produits, compatibilité des différents interfaces pour permettre aux objets de communiquer les uns les autres avec plus de transparence.

« Après avoir bouleversé notre vision des relations humaines, le web entame une nouvelle révolution : celle de notre perception des choses. Avec ce livre blanc nous avons voulu rassembler le maximum de connaissances sur cette révolution majeure dont on ne mesure pas encore l’ampleur et  qui ira peut-être jusqu’à changer la nature humaine » précise Luc Bretones, Vice-Président de l’Institut G9+, Administrateur de Renaissance Numérique et EVP Technocentre & Orange Vallée.

Le livre blanc s’achève par des recommandations à destinations des hommes politiques et des chefs d’entreprises. Composée de 53 pages il est le résultat d’un travail d’enquête des six membres de l’équipe de rédaction auprès des penseurs et des acteurs de l’Internet des objets. Appuyé sur des documents scientifiques, des rapports officiels, de nombreuses interviews et la contribution de 13 personnalités (Pascal Cagni, Rafi Haladjian, Arnaud Lefebvre, Thomas Serval, Pierre-Eric Leibovici…).

  
A propos de l’Institut G9+ 
Créé en 1995 par la réunion de neuf groupes "technologies de l'information" d'anciens de grandes
écoles françaises le G9+ s’est progressivement élargi et représente aujourd’hui 20 communautés d'anciens de toutes formations de HEC à Polytechnique en passant par Sciences-Po et l’école des Arts et Métiers. Il représente 50 000 professionnels du numérique et constitue une plate-forme sans équivalent d'études et d'échanges sur le numérique. L’Institut G9+ apporte un éclairage investigateur, constructif et audacieux sur les secteurs du numérique, en transformation permanente. Acteur indépendant, il catalyse et agite les tendances d’aujourd’hui et de demain – technologiques, sociétales, marchés, management, usages – en organisant une trentaine de conférences par an, ouvertes à tous. Il a pour ambition d'être un think tank de référence dans ce secteur. Pour en savoir plus: http://www.g9plus.com




A propos de Renaissance Numérique
Renaissance Numérique est un think tank qui réunit toutes les composantes de la société pour participer à la définition d’un nouveau modèle économique, social et politique issu de la révolution numérique. Il est composé de grands chefs d’entreprises de l’internet, de chercheurs et intellectuels experts du numérique et de représentants de la société civile. Il est présidé par Guillaume Buffet.


À propos d’Objets connectés et intelligents France
Objets connectés et intelligents France est le premier think tank dédié à la filière objets connectés pour engager la réflexion sur la prochaine génération de la révolution Internet. Un groupe d’experts apportent sa vision du futur tout connecté à travers trois clés de réflexion la ville connectée, la maison connectée et l’homme, son bien être et sa santé.


Contacts Presse :
Pour l'institut G9+ :
Natacha Heurtault
Tel : +33 06 12 23 58 60
Natacha.heurtault@communication-rp.fr

Pour Renaissance Numérique :
Camille Vaziaga
Déléguée Générale


Tel : 06 21 31 75 04
cvaziaga@renaissancenumerique.org
 

mercredi 28 août 2013

Verizon France et le G9+ annoncent leur partenariat



  Verizon France et le G9+ annoncent leur partenariat 

Paris, le 27 Août 2013 – L’Institut G9+, think tank du numérique, annonce aujourd’hui un partenariat avec Verizon Enterprise Solutions. Verizon France s’associera au G9+, à ses membres et à sa communauté, pour les accompagner dans les débats et les discussions relatives aux développements des technologies de l’information et des télécommunications. 

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de la récente conférence du G9+ sur le thème du futur des télécommunications, durant laquelle John Stratton, Président, Verizon Enterprise Solutions, a détaillé sa vision sur le sujet dans un entretien avec Yves Gassot, Président de l’IDATE Digiworld. Une interview désormais consultable en ligne à l’adresse :

Karine Calvet, Directrice Générale de Verizon France, a déclaré à cette occasion : «Verizon est convaincu que l’Institut G9+ offre une plateforme de choix pour les discussions autour des thématiques et des challenges auxquels font face les entreprises aujourd’hui. Nous souhaitons naturellement partager nos connaissances sur la façon dont les technologies peuvent impacter positivement les individus, les entreprises et la société dans son ensemble, et voyons le programme du G9+ comme un excellent moyen de le faire. Nous sommes impatients d’échanger et de développer nos relations avec les membres de G9+. » 

Valentine Ferréol, Présidente du G9+ ajoute : « Nous sommes très fiers qu'un groupe tel que Verizon, historiquement présent sur le territoire français et acteur majeur de dimension internationale, ait choisi de soutenir l‘institut G9+, ses actions et réflexions en tant que think tank. Ce partenariat symbolise l’importance d’une réflexion de fond sur les évolutions numériques en cours et favorisera les rencontres entre tous les acteurs de cet univers » 

L’Institut G9+, think tank du numérique, regroupe 20 communautés d'anciens élèves d'écoles d'ingénieurs et de management et représente 50 000 professionnels du numérique. Le G9+ organise une trentaine de conférences par an avec les acteurs majeurs du secteur. Les thèmes des conférences abordent des sujets aussi vastes que les infrastructures, les acteurs, des problématiques RH spécifiques au numérique, la prospective, l’innovation ou l’entrepreneuriat. Le G9+ décrypte les changements en cours pour mieux les comprendre, confronte les points de vue pour susciter le débat et avoir une vision prospective des années à venir. 

Verizon Enterprise Solutions conçoit des solutions qui facilitent les interactions entre les individus, les machines et leurs environnements, partout dans le monde, afin de générer de la croissance, de favoriser l’innovation et de contribuer au progrès sociétal. A travers ses solutions dédiées à chaque secteur, et une gamme complète d’offres de gros délivrées via ses plateformes sécurisées de mobilité, de Cloud, de réseau stratégique et de communications avancées, Verizon Enterprise Solutions contribue à l’émergence de nouvelles opportunités d’innovation, d’investissements et de transformation des métiers à travers le monde. Pour en savoir plus : http://www.verizonenterprise.com/fr/ 

A propos de Verizon
Verizon Communications Inc. (NYSE, NASDAQ:VZ) est une entreprise multinationale dont le siège est basé à New York et qui propose des services de télécommunications haut débit et des services avec ou sans fil au grand public, aux entreprises, aux administrations et aux revendeurs. Verizon Wireless exploite le réseau sans fil le plus fiable des Etats-Unis, lequel dessert près de 99 millions d’abonnés. Verizon offre également des services de communications convergés, d’information et de divertissement via son réseau fibre optique, le plus à la pointe de la technologie du pays, et procure des solutions innovantes et d’une grande transparence à ses clients dans plus de 150 pays à travers le monde, parmi lesquels le Fortune 500, les 500 premières entreprises américaines. Société cotée au Dow Jones 30, Verizon emploie près de 181 900 personnes et a enregistré en 2012 un chiffre d’affaire de plus de 116 milliards de dollars. Pour en savoir plus, rendez-vous sur about.verizon.com 

A propos du G9+
Fédérant aujourd'hui 20 communautés d'anciens de toutes formations (écoles d'ingénieurs, management, sciences politiques, université), l'Institut G9+ représente 50 000 professionnels du numérique. Grands acteurs privés & publics et pôles d'expertise concernés font naturellement partie de son environnement. L’Institut G9+ apporte un éclairage investigateur, constructif et audacieux sur les secteurs du numérique, en transformation permanente. Acteur indépendant, il catalyse et agite les tendances d’aujourd’hui et de demain – technologiques, sociétales, marchés, management, usages – en organisant une trentaine de conférences par an, ouvertes à tous. Il a pour ambition d'être un think tank de référence dans ce secteur. Pour en savoir plus: www.g9plus.org 

Contact Presse
Pour le G9+ :
Natacha Heurtault 
Tel : +33 06 12 23 58 60 
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Pour Verizon :
Claire Mittau
Tel : +33 01 56 02 68 24

mercredi 3 juillet 2013

Cycle Prospective - 24 juin 2013 - Opérateurs Télécoms : dinosaures ou mutants ?



Paris, le Jeudi 27 Juin 2013

Opérateurs Télécoms : dinosaures ou mutants ?
La convergence reste à construire pour un avenir radieux pour tous !

Quel avenir à l’horizon 2020 pour les opérateurs Télécom? C’est à un jeu d’antagonisme qu’invitait par ce titre la conférence du G9+, tenue le 24 Juin. L’opérateur du futur sera-t-il fixe/mobile/intégré? Sera-t-il grossiste ou un détaillant? Va-t-il lâcher ses réseaux pour ne se concentrer que sur la gestion de ses clients ? Les acteurs seront-ils nationaux, européens, internationaux ?
Les acteurs seront-ils nationaux, européens internationaux ? Compte-rendu de cet événement qui a réuni : 

-          François Artignan, Head of Media and Telecom Finance de BNP-Paribas
-          Jean-Paul Arzel, directeur réseaux Bouygues Telecom
-          Thierry Bonhomme, Directeur Executive de Orange
-          Philippe Distler, Membre du Collège de l’Arcep
-          John Stratton, President de Verizon Enterprise Solutions
Yves Gassot, Directeur Général de l’IDATE a animé le débat.

Si les représentants des opérateurs télécoms et autres invités ont joué au portrait de l’opérateur du futur, intégré et convergent, qui ne deviendra pas grossiste pour garder le contact avec le client, qui ne découplera pas la fourniture de l’infrastructure du déploiement des services, qui ne s’opposera pas forcément aux OTT*, éventuels partenaires dans la chaîne de valeur, ils ont également montré les limites de l’exercice. L’opérateur idéal en 2020 reste plus à inventer qu’à découvrir.

Il ne s’agit pas de choisir par exclusion entre plusieurs voies possibles, mais de combiner les différents modèles, de profiter de l’innovation, y compris celle de tierces parties partenaires, afin de réinventer des chaînes de valeur durables avec les différents acteurs face aux pressions d’un contexte macro-économique difficile. C’est le message délivré des US par John Stratton, président de Verizon Enterprise Solutions. A l’heure où les frontières se réduisent entre fixe et mobile, où la convergence voix-données est une réalité, où l’Internet des objets se développe, Verizon veut « ouvrir et exposer [son] infrastructure physique, les capacités du réseau à l’innovation des tierces parties, cela permettra plus d’adoption des services ». Il s’agit de bâtir sur le cœur de compétence, tout en cherchant à grossir dans l’espace applicatif, particulièrement le M2M* – par exemple avec la voiture connectée. Cette vision fait des nouveaux entrants une opportunité et non plus une menace ; "if you can't beat 'em, join 'em", dit le vieil et efficace adage. Selon Yves Gassot, directeur général de l’IDATE et animateur du débat, Verizon affiche une croissance à 8% par rapport à une moyenne sectorielle de 4% aux US et de … -4% dans les 27 états de l’union Européenne. 

Face à ce dynamisme, les opérateurs télécoms européens historiques font figure de dinosaures. A leur décharge, la situation en Europe, en récession depuis 2 ans pour aboutir en 2013 au pire premier trimestre vécu par l’industrie, n’est pas celle des US, notamment sur les aspects de régulation et de monétisation des services.
«La régulation a renforcé le modèle low-cost aux dépens de l’investissement » pour François Artignan, responsable de la branche Media et télécom finance de BNP-Paribas, « cette industrie solide il y a cinq ans n’est plus un safe-haven pour les investisseurs. Or elle a besoin d’accès aux capitaux, il ne faut pas détruire cela ». A-t-on touché le fond ? Le pire peut encore arriver, selon Thierry Bonhomme, directeur exécutif des services de communication Entreprises de FT-Orange, citant Neelie Kroes de la commission européenne au sujet de la suppression du roaming, éventualité envisagée selon lui sans en mesurer l’impact, un « transfert de valeur des pays du Sud au profit des pays du Nord ». Si la régulation européenne ne cesse d’inquiéter les opérateurs, ils restent désireux, malgré des replis tactiques sur des bases domestiques, d’obtenir à travers la consolidation européenne les synergies pour investir et innover. Une cible lointaine, faute d’une réglementation globale et non de la réglementation sectorielle, ce que souligne Philippe Distler, membre du collège de l’Arcep. 

L’Amérique est aussi mieux placée sur la monétisation des services. Selon Thierry Bonhomme, sur le mobile, un client Verizon paye 2 à 3 fois plus qu’un client Bouygues ou Orange. Pour lui, il faut sortir de la guerre des prix en Europe en visant les usages, car: « la valeur s’est déportée vers le terminal et les applications, on n’a pas su la retenir du côté du réseau, c’est un facteur à corriger dans le temps pour changer la donne en Europe ». Changer cette donne, c’est augmenter l’ARPU*, le revenu moyen mensuel par utilisateur. Les opérateurs misent dès lors sur les ruptures technologiques telles la 4G, les objets embarqués et l’interface « wearable » (des lunettes Google aux tatouages sur le bras pour les écrans virtuels), le M2M, le cloud, où de belles opportunités s’offrent avec le SDN* et « la présence des applications sur tous les nœuds du réseau » selon Jean-Paul Arzel, directeur réseaux Bouygues Telecom.

 Encore faut-il ne pas se tromper de bataille. Avec quels services monétiser la 4G ?  N’est-on pas face à des investissements colossaux avant d’arriver en Europe à la couverture des US ou de la Corée du Sud ? « La continuité des réseaux fixes et mobiles, la couverture des réseaux, l’expérience client autour des usages liés au débit montant» : Jean-Paul Arzel annonce la bataille des 5 prochaines années. Pour être compétitifs, les opérateurs télécoms sauront-ils simplifier  l’écosytème normatif qu’ils ont fabriqué autour de l’interopérabilité, frein qu’évitent les OTT ?

Du côté des optimistes, il faut d’abord prendre des risques et les usages suivront. Ainsi Philippe Distler pense que « ce sont toujours les technologies qui produisent les services, pas l’inverse», tandis que d’autres plaident pour une meilleure répartition des revenus entre fournisseurs de services et opérateurs réseaux. Du côté des dubitatifs, la mutation des opérateurs télécoms vers la valeur ajoutée des usages ne pourra se faire sans rétablir la confiance des clients, utilisateurs et élus, écornée par des promesses non tenues, telle la fibre optique pour tous à moindre coût.

Par contre les intervenants sont restés discrets voire muets sur les pourtant nécessaires alliances stratégiques qu'ils devront lier avec les acteurs du logiciel et des contenus....

Alors dinosaures ou mutants ? Face à la transformation numérique, ni plus ni moins, rétorquent les opérateurs télécoms, que n’importe quelle autre société qui n’est pas « digital native ». Avec l’avantage d’être en position de construire l’avenir, puisque, conclut Yves Gassot « quels que soient les scénarios, l’écosystème numérique exigera des accès flexibles, mobiles, à hauts débits ».  Il n’y a plus qu’à … adapter le futur. 

                                                                              Sabine Bohnké, pour le G9+.

*Glossaire:
ARPU  (Average Revenue Per Unit/User ) :  chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé par une entreprise avec un client. C'est une donnée financière utilisée par les opérateurs de télécommunication.
OTT : Over-The-Top content, désigne les sociétés qui utilisent le réseau Web pour délivrer des services multimédia, voix, données, pour exemple, Skype avec la VOIP et Google avec la TV (Youtube). Ils sont directement concurrents des opérateurs pour certains services.
Roaming : ce sont les frais de passage d’un réseau à un autre que les opérateurs se facturent entre eux et qui se retrouvent sur la facture du consommateur.
 M2M : Machine To Machine, désigne la communication entre objets intelligents, destinée à exploser avec 7 milliards de mobile, cent milliards d’objets connectés.
SDN : Software Defined Networking, c’est une séparation architecturale entre le contrôle (le routage) et le contenu (les données) d’un paquet. Une sorte de « cloud » réseau pour multiplier les services réseau à valeur ajoutée, en mettant à disposition de tous les acteurs les applications qui tournent sur un nœud de réseau, tel un routeur.


propos de l’Institut G9+ 
Fédérant aujourd'hui 20 communautés d'anciens de toutes formations (écoles d'ingénieurs, management, sciences politiques, université), l'Institut G9+ représente 50 000 professionnels du numérique. Grands acteurs privés & publics et pôles d'expertise concernés font naturellement partie de son environnement. L’Institut G9+ apporte un éclairage investigateur, constructif et audacieux sur les secteurs du numérique, en transformation permanente. Acteur indépendant, il catalyse et agite les tendances d’aujourd’hui et de demain – technologiques, sociétales, marchés, management, usages – en organisant une trentaine de conférences par an, ouvertes à tous. Il a pour ambition d'être un think tank de référence dans ce secteur. Pour en savoir plus: www.g9plus.org 

Contact Presse G9+ :
Natacha Heurtault
Tel : 06 12 23 58 60
Natacha.heurtault@communication-rp.fr